Commanderie  du Pays-basque

 

SORTIE DE PRINTEMPS

Dimanche 4 avril 2004 

 

Tous les ans, nous organisons notre sortie de printemps, bien sûr pour fêter les premiers beaux jours mais également et surtout, pour avoir le plaisir de nous retrouver entre amis. 

Après le Fort de San Marcos en 2002, Getaria en 2003 (deux sites côté Espagnol dans la province du Gipuzkoa), c’est au cœur du Béarn que nous avons choisi de passer ce dimanche 4 avril 2004. 

Au départ de Bayonne, avec la promesse d’un temps clément, les participants à cette journée-détente, parmi lesquels nos fidèles amis de la Commanderie des Landes ainsi que ceux de Gascogne, de Brive et de Haute Charente-La Rochefoucault, prenaient place à bord du car affréter pour cette occasion. 

A peine un peu plus d’une heure après, nous arrivions à Sauvelade, petit village situé sur le chemin de St Jacques de Compostelle pour visiter la chapelle St Jacques le Majeur et les vestiges de l’ancienne Abbaye en cours de restauration qui abrite, entre autre, une authentique cheminée Louis XV en marbre blanc.  

Vers 11 h 30, nous prenions la direction, toujours sur la route de St Jacques de Compostelle, de Lucq de Béarn, village typiquement béarnais avec de belles demeures des 17e et 18e siècles. Même si l’occupation humaine est attestée depuis des millénaires dans cette région des coteaux de l’entre-deux gaves et du pré-piémont pyrénéen, la légende attribue à Childebert (fils de Clovis) ou à Charlemagne… la fondation du premier établissement religieux à Lucq. 

L’heure de se restaurer étant là, c’est « chez Jeannot », auberge à la cuisine familiale, dans un cadre verdoyant avec la chaîne des Pyrénées en toile de fond, que nous avons déjeuné dans l’ambiance conviviale telle que nous la connaissons chez les Anysetiers, d’autant que, sur leurs terres, les Anysetiers Béarnais n’ont pas manqué de nous rejoindre. 

Les agapes terminées, nous reprenions la route en direction de Monein. Chemin faisant, une halte s’imposait au Domaine de Cauhapé où M. Henri Ramonteu, propriétaire viticulteur commenta la visite de ses installations que terminera une dégustation de ce vin de Jurançon qui fut celui du « bon roi Henri IV ». Évidemment, les amateurs de ce nectar qui est « une provision indispensable, nécessaire, tant pour les malades que pour ceux qui se portent bien… » (dixit les archives communales de 1709), purent faire quelques emplettes.  

Dernière étape : l’Église Saint-Girons de Monein. Ce monument est la plus grande église gothique du Béarn. Il abrite une œuvre unique en France : une exceptionnelle charpente toute en cœur de chêne qui se présente sous la forme d’une double coque de navire dissymétrique renversée, coiffée par une immense toiture à deux pentes symétriques. Là, nous attendait un spectacle son et lumière enchanteur, faisant oublier les 72 marches qu’il fallût monter pour y accéder. 

Le retour amena des commentaires de satisfaction et rendez-vous fut pris pour une nouvelle « sortie de printemps » l’année prochaine.